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dimanche 3 janvier 2021

Satoko chez les Fourmis - Isabelle Gendron


Editions Fleurus 1967 / 123 pages 



Tokyo de l'après-guerre... Dans une activité prodigieuse, le peuple japonais reconstruit sa capitale qui va devenir la plus grande ville du monde. Mais dans les faubourgs s'entasse une population misérable est chaque hiver voit mourir des enfants sous les pitoyables abris du bidonville de la Sumida. Personne ne peut rien faire pour eux... Personne, sauf une jeune étudiante, Satoko, que la souffrance des autres empêche de dormir.
Satoko quittera son foyer confortable et ses riches amis pour s'installer au milieu de ces "fourmis" que sont les chiffonniers de la Sumida...
Satoko, à 20 ans, bouleversera le Japon...




"Satoko chez les fourmis" relate l'histoire vraie de Satoko Kitahara qui s'est battue de ses vingt-ans jusqu'à son décès âgée d'à peine trente ans, pour le village des Fourmis où vivent les chiffonniers tant bien que mal. 
Avec ce roman et au travers des personnages tels que Sumaé et Yoshi entre autres, on prend conscience de la difficulté de vivre dans des bidonvilles quand on n'a pas de vêtements, ni de chaussures adéquates et des maisons qui ne sont en fait que de simples abris laissant passer le froid et l'humidité. Sans compter également que la véritable nourriture s'y fait rare. 
Ainsi, quand Satoko vient une première fois apporter des vivres et des habits à ces chiffonniers, la majorité d'entre eux espère la revoir et Satoko y compte bien et va jusqu'à quitter sa vie aristocratique pour habiter dans ce bidonville afin de les aider au mieux. Mais, un jour, le gouvernement à d'autres projets et compte raser le village des Fourmis alors, Satoko bien que malade et épuisée, qui a écrit un livre sur eux, compte bien se battre jusqu'au bout pour que les chiffonniers ne finissent pas expulsés.

Voilà donc un roman qui m'a appris cette partie de l'histoire du Japon et surtout, qui m'a fait connaître cette jeune femme remarquable qu'était Satoko. L'histoire est très bien écrite et même si elle dépeint la misère cela n'est pas larmoyant au contraire, grâce à Satoko ce sont des personnes emplies d'espoir que l'on suit, n'ayant qu'une envie : de construire et d'améliorer leur bidonville. 
A la fin également de ce petit roman, figure une quinzaine de pages documentées sur le Japon nous apprenant ainsi leur enseignement à l'école mais aussi leurs transports en commun etc... à savoir que c'est daté des années 60.
Pour conclure, ce livre a été une bonne découverte pour moi, et en plus d'avoir appris certaines choses, j'ai aimé suivre Satoko et les autres protagonistes qui m'ont paru de suite attachants et dont, j'ai eu dû mal à quitter. Bref, une histoire dont je ne suis pas prête d'oublier !


Ci-dessous une photo de Satoko Kitahara (voir aussi sa fiche wikipédia)





 

8 commentaires:

  1. Bonjour Céline et bonne année 2021. Je note le titre pour découvrir Satoko. Bonne journée et bisous

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    1. Merci, une bonne année à toi aussi !
      Satoko était vraiment une jeune femme exceptionnelle au grand cœur !
      Bonne journée également, bisous

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  2. Je n'avais jamais entendu parler de cette jeune femme et je vois qu'elle a su te conquérir :) A lire donc ! Bisous et bonne soirée

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  3. La couverture ne m'attire pas du tout, mais l'histoire me semble intéressante. Merci pour la découverte.

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    1. C'est vrai que la couverture n'est pas terrible mais, contente de l'avoir acquis dans une boîte à livres car oui c'est une histoire intéressante :)
      Je te souhaite une bonne journée !

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  4. Il a l'air super intéressant, merci pour le partage, je note ce titre :))
    Belle journée à vous et à votre joli duo !

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    1. Pour être intéressant, il l'est je confirme... une jolie découverte !
      Bonne journée à vous !

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